Si l’on s’en réfère au portrait-robot de l’appartement de demain, le logement classique a besoin d’être repensé pour mieux s’adapter aux nouveaux besoins. Une des réponses proposée: le logement évolutif ! Ce type de logement répond aux enjeux sociétaux et environnementaux, mais de quoi s’agit-il exactement ?

Source: Libre Immo

L’acte d’achat est souvent influencé par un seul scénario de vie… A contrario, il peut être difficile de se projeter à plus de 5 ans et dans une structure familiale complètement différente; ainsi un couple sans enfant devrait-il acheter son premier logement en anticipant de futurs enfants ?

Pour laisser aux propriétaires une plus grande liberté dans leurs choix lorsqu’ils réalisent un investissement immobilier, de plus en plus d’architectes et de promoteurs pensent la construction d’un logement au travers des possibilités de reconfiguration ultérieure. Ainsi les murs porteurs, les réseaux, les conduits sont positionnés pour permettre l’évolutivité du logement. Le logement est ainsi imaginé pour que ses unités puissent être facilement séparées ou réunies. Aucun câble, fil électrique, tuyau ou raccord non esthétique ne vient faire obstacle à l’évolutivité du logement.

Ce concept original est une forme d’habitat modulable conçu pour faire face aux besoins du ménage à un moment fixe tout en prenant en considération les évolutions futures de ce ménage. Le logement évolutif est donc un logement adaptable qui va répondre aux besoins changeants et évoluer avec le temps et ses habitants (vieillissement, handicap, agrandissement de la famille,...) en lien avec les principes de l’économie circulaire, ce qui consiste à construire en tenant compte du cycle de vie des matériaux.

Dans le neuf

L’anticipation dès la construction - quand le bien n’existe pas encore et qu’on peut tout imaginer afin qu’il soit conçu pour - permet évidemment de procéder à ces transformations avec goût et à moindre frais.

Lors de la construction il est important de prendre en compte les différentes strates du bâtiment (structure, cloisonnements, enveloppe et techniques) car elles n’ont pas les mêmes durées de vie. Il faut aussi penser aux espaces qui seront définis par la structure. Ceux-ci doivent être les plus flexibles possibles. Il faudra donc éviter, par exemple, d’avoir des colonnes ou des petits espaces cloisonnés. Enfin, il faut aussi prévoir quelques techniques comme la continuité du sol ou des départs de sanitaires.

De l’ancien

Il est également possible de rendre des bâtiments existants évolutifs même si ce n’est pas toujours aussi simple. Transformer une maison en plusieurs appartements peut répondre au boom démographique mais ne la rend pas spécialement évolutive pour autant : pour qu’un bâtiment le soit les transformations doivent être réversibles à moindre frais. On retrouve derrière ce concept une certaine logique économique, il permet de réduire considérablement le coût des transformations. Le coût de départ sera, certes, un peu plus élevé mais est minime en comparaison du surcoût des travaux futurs. L’économie se fait également dans les choix de matériaux qui sont durables.

Un exemple d’aménagement d’habitation existante peut être de réfléchir à l’aménagement du grenier, même si vous ne prévoyez pas de l’aménager avant plusieurs années : en prévoyant déjà la création de sorties de chauffage ou d’électricité, vous vous évitez de devoir refaire des saignées dans une pièce encore en état ou de devoir changer une chaudière récente dont la capacité serait trop limitée, etc. Ces travaux peuvent certes paraître plus chers au départ, mais permettront à terme de réduire les coûts.

Un autre exemple de maisons existantes qui peuvent devenir des logements évolutifs sont les maisons de maître comme on en retrouve dans les grandes villes et capitales. Trois pièces l’une à la suite de l’autre permettent facilement un nouvel aménagement, selon les besoins. De plus, la hauteur sous plafond est aussi intéressante pour y intégrer les techniques.

Les habitats groupés, dans lesquels on retrouve certaines pièces communes comme une buanderie ou une salle de jeux, ou les maisons kangourou où, lorsque le logement devient trop grand, il évolue pour permettre à d’autres personnes d’y vivre, sont une forme de logement évolutif. Dans cette catégorie de logements, on trouve aussi les bâtiments auxquels on donne une seconde vie tels qu’une ancienne église transformée en hôtel ou des bureaux en logements.

Des modules 3D à ajouter

Aujourd’hui, certaines entreprises se spécialisent dans la construction des maisons évolutives auxquelles on peut ajouter des modules 3D. Concrètement, la base consiste en un module fermé où tout est prévu pour des raccords, si l’on souhaite un jour ajouter d’autres volumes. Les portes deviendront un passage à une autre pièce, par exemple. Ces maisons évoluent en même temps que la situation financière, l’âge de leurs propriétaires ou la composition familiale.

Le prix des terrains étant de plus en plus élevé, on retrouve de plus en plus ce modèle où les primo-acquéreurs vont commencer par construire une plus petite maison qu’ils agrandissent ensuite, au gré de l’évolution familiale et de leurs moyens financiers.

Enfin, ce système permet également un avantage fiscal puisque, si le module est ajouté après plus de 10 ans, la TVA d’application sera de 6% au lieu de 21% car ce nouveau module aura l’avantage d’être considéré comme une rénovation et non une nouvelle construction.


Comment se dessinera l'appartement de demain ?


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